28 mai 2011

La pensée du jour : 28/05/2011

La drogue a fait cent morts en France l'année dernière, l'alcool cinquante mille ! Choisis ton camp,camarade !
 Coluche  


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27 mai 2011

Alcool : une campagne pour sensibiliser les quadras

Alcool : une campagne pour sensibiliser les quadras

Les pouvoirs publics lancent une nouvelle campagne de prévention pour sensibiliser les hommes de plus 40 ans à leur consommation d'alcool. Son slogan : "Boire un peu trop d'alcool tous les jours, c'est mettre sa vie en danger". Selon le baromètre santé 2010, un homme de plus de 40 ans sur quatre boit quotidiennement.

"Avec le temps, on a tendance à boire plus d'alcool tout en minimisant sa consommation", résume Didier Houssin. Le directeur général de la Santé est venu présenter, le 10 mars, aux journalistes, la nouvelle campagne de prévention de l'alcool de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes). Il était accompagné de la secrétaire d'état chargée de la Santé, Nora Berra, et de la directrice générale de l'Inpes, Thanh Le Luong.

Après les jeunes et leurs comportements à risque, l'Inpes veut sensibiliser les buveurs réguliers qui ne recherchent pas forcément l'ivresse. Cible de cette nouvelle campagne : les hommes de plus de 40 ans dont la consommation d'alcool est quotidienne.

Un comportement masculin
Selon les données du baromètre santé 2010, la consommation quotidienne d'alcool est presque inexistante chez les moins de 40 ans : elle représente 3,9% des 15-39 ans. Elle concerne en revanche plus d'un quart des hommes (25,1%) de 40 à 75 ans. Parmi ces derniers, 15% ont une consommation régulière excessive, au-delà de trois verres par jour. Ce comportement est moins présent chez les femmes de plus de 40 ans, puisque moins d'une femme sur 10 (8,7%) boit tous les jours.

"La France est un pays où la consommation d'alcool est une habitude, commente Nora Berra. Si le public est sensibilisé aux risques des consommations excessives, il en va autrement des buveurs réguliers. Il s'agit de rappeler qu'une consommation régulière d'alcool n'est jamais anodine et comporte des risques sur le long terme." D'où ce nouveau slogan : "Boire un peu trop d'alcool tous les jours, c'est mettre sa vie en danger". Chaque année, l'alcool est responsable de plus de 30.000 décès et représente la deuxième cause de mort évitable, après le tabac.

Un test d'autoévaluation en ligne
Cette nouvelle campagne repose sur un spot TV de 30 secondes, diffusé sur les chaînes de la TNT du 13 mars au 6 avril. A la fin du film, les spectateurs sont invités à appeler Ecoute alcool au 0811 91 30 30 (coût d'un appel local) ou à se rendre sur le site web dédié www.alcoolinfoservice.fr. "Ces deux dispositifs permettent aux personnes concernées ou à leur proche de trouver notamment des structures de prise en charge, explique Thanh Le Luong. Nous mettons également à leur disposition un programme d'aide personnalisé sur Internet."

Le site www.alcoolinfoservice.fr propose entre autres un test d'auto-évaluation de sa consommation, baptisé alcoomètre. Ce questionnaire anonyme repose sur une dizaine de critères. Selon le résultat, le site propose ensuite des conseils et un programme interactif permettant aux internautes de contrôler et de diminuer leur consommation. Il est ainsi possible de remplir un carnet de consommation quotidienne et de mesurer ses progrès grâce à des graphiques.

Philippe Rémond

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26 mai 2011

Voyage au coeur de l’Alcool (isme) France 2

Un documentaire intitulé Voyage au coeur de l’Alcool (isme) sera diffusé sur France 2 ce jeudi 26 mai à 22h50.

Ainsi, Christophe Otzenberger est parti à la rencontre de personnes touchées par l’alcoolisme, souvent à cause de difficultés dans leurs vies personnelles.

Le reportage sur l’Alcoolisme de France 2 montre qu’il s’agit bien d’une maladie touchant des dizaines de milliers de personnes en France.

Ces témoignages de personnes victimes d’alcoolisme sont à ne pas rater dans l’émission Voyage au coeur de l’Alcool (isme) diffusée ce jeudi 26 mai sur France 2 à 22h50 ou à revoir sur le site Internet pluzz.fr en cliquant ici

Voyage au coeur de l'alcoolisme

Film documentaire écrit et réalisé par Christophe Otzenberger

Produit par Ladybirds Films, avec la participation de France télévisions (France 2), du Centre National du Cinéma et de l'image animée, de la PROCIREP (Société des producteurs de cinéma et télévision) et de l’ANGOA (Agence nationale de Gestion des Œuvres audiovisuelles) France 2 - 84 minutes - © 2010

Je la tutoie depuis longtemps cette maladie, cette saloperie. J'en ai rencontré des gens malades. Tous en avons gardé des taches, indélébiles, violentes, vaches, raides. Raides comme le monde, vaches comme la vie. J'en ai eu, j'en ai lu des témoignages… Combien d'enfants, d'épouses, d'époux de parents ont souffert de la maladie de l'autre, de celui qu'on aime ou qu'on a aimé, perdu ou retrouvé… Mais resteront les stigmates, tatoués à vie… Un voyage intime au pays de l’alcoolisme, dans les dédales de cette maladie.

Générique :
Auteur-Réalisateur : Christophe Otzenberger
Image : Christophe Otzenberger
Son : Vincent Magnier
Montage : Bernard Sasia

Photos N&B : Grégoire Korganow

Musique originale : Julien Langlet

2 EXTRAITS


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12 mai 2011

L'alcool au travail

Juliette secrétaire.

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Seuils de consommation d'alcool

  Les seuils de consommation à moindre risque
 

En 1980, un comité d'experts de l’Organisation Mondiale de la Santé (1) mettait en évidence que les risques liés à la consommation de boissons alcoolisées augmentent au-delà de certains seuils.

Sur la base de ces travaux, les pouvoirs publics et les organismes de santé publique recommandent de ne pas consommer plus de :


• 2 unités d’alcool par jour pour les femmes
• 3 unités d’alcool par jour pour les hommes
• 4 unités d’alcool pour les consommations occasionnelles
• 0 unité d’alcool, au moins un jour par semaine et dans le cadre de situations à risque

Le concept « unité d’alcool » est utilisé pour définir la quantité d’alcool contenue dans un verre ou une bouteille. Pour se repérer, on peut dire qu’une unité d’alcool correspond à 10 grammes d’alcool pur.

Le respect de ces recommandations n’assure pas avec certitude l’absence de tout risque, dans la mesure où chacun réagit différemment selon sa corpulence, son sexe et son état de santé. Les experts considèrent toutefois que ce risque est faible. A contrario, plus on dépasse les seuils définis, plus le risque est important. Et en aucun cas, les unités ne peuvent se reporter d’un jour à l’autre : si vous n’avez pas consommé d’alcool une journée, cela ne signifie pas que vous pouvez consommer le double des recommandations le jour suivant !

Destinés à limiter les risques pour la santé, ces seuils sont sans rapport avec le taux d’alcoolémie toléré pour la conduite automobile.


Hommes et femmes inégaux face à l'alcool

Les seuils de consommation à moindre risque sont établis différemment pour les hommes et pour les femmes car trois paramètres sont pris en compte : la quantité d'alcool absorbée, le poids de la personne et le coefficient de dilution qui correspond au rapport entre la masse liquide contenue dans l'organisme et le poids total.
Ce coefficient est de 70 % pour les hommes et de 60 % pour les femmes. A poids égal et pour une même quantité d'alcool, les hommes affichent donc une alcoolémie inférieure à celle des femmes. Etant donné leur poids moins important, chaque verre peut ainsi, pour les femmes, mais aussi pour les jeunes et les personnes âgées, faire monter leur alcoolémie jusqu'à 0,30 g/l.

 
 
Avis du Haut Conseil de la Santé Publique
relatif aux seuils de consommation à moindre risque

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a examiné, à la demande de la ministre et de la direction générale de la santé, s’il y avait lieu de « modifier les recommandations sanitaires actuelles relatives aux seuils de consommation à moindre risque d’alcool ou d'en proposer de nouvelles.»
Suite à une analyse des données existantes sur le lien entre consommation d’alcool et cancer, le HCSP a publié un avis le 1er juillet 2009, dans lequel il recommande de conserver le principe actuel de recommandations, puisqu’« à ce jour, il n’y a pas d’argument convaincant pour justifier de modifier les recommandations actuelles basées sur des repères de consommation, en faveur d’une abstinence totale ».

Pour consulter l’avis complet publié par le HCSP, cliquez ici
 
Pour consulter l’analyse des recommandations en matière de consommation d’alcool publié par le HCSP, cliquez ici
 
   
(1) WHO (Organisation Mondiale de la Santé).
Problems related to alcohol consumption. Report of the expert committee.
Geneva : World Health Organisation, 1980.

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Lutte avec l'alcool

Ma lutte avec l'alcool (témoignage)    
par C.  
Un soir, j'ai voulu prendre un petit remontant... 3 ans plus tard, j'étais au fond du trou.

 

Bonjour. Je m'appelle C. et je suis une femme. Eh oui ! L'alcool touche aussi les femmes, bien que nous soyons moins nombreuses que les hommes. Mon histoire a commencé alors que j'étais médecin anesthésiste, mariée. Nous avions une petite fille. A la suite de graves problèmes de santé de mon mari et de mon père et à cause de ma vie professionnelle stressante, j'étais déprimée. On m'a prescrit des antidépresseurs.

Un soir, en rentrant, j'ai voulu prendre un petit remontant et j'ai pris un porto. Mon mari ne boit pas ; ce n'est donc pas lui que j'ai copié. Mais voilà, de soir en soir, subrepticement, « l'aide » ponctuelle est devenue habitude. Je suis passée à une consommation régulière d'alcool, oh, non pas que j'y prenais du plaisir (certains oui, mais pas moi), mais parce que je devenais dépendante. J'ai augmenté les quantités, petit à petit. J'étais toujours sous antidépresseurs et en tant que médecin, j'étais très au courant et très consciente du risque que je prenais en buvant de l'alcool. Mais face à quelque chose de plus fort que soi, aucune raison ne tient.

Je me suis mise à boire même à midi et même des alccols forts (whisky...). Avec le recul, je me rends compte de l'importance d'avoir une vie équilibrée. Veillez à votre hygiène de vie : loisir, détente, amitiés, sport, rires entre amis, sommeil... au lieu de vous "défoncer" le samedi soir pour évacuer le stress ! On a l'impression à tort qu'il faut de l'alcool pour faire la fête. L'alcool nous désinhibe ; on a l'impression qu'on a plus de confiance en soi, qu'on est plus fort, plus léger. En réalité, on veut toujours être mieux ; on ne s'accepte pas ; on n'accepte pas nos limites.

Au bout de quelques temps, je me disais le matin : « aujourd'hui, c'est fini, tu ne boiras pas », mais l'alcool était plus fort que moi. Je ressentais l'état de manque. Je n'étais bien que quand j'avais bu un verre. C'est une vraie drogue, drogue dangereuse car facile à se procurer. Il n'y avait jamais d'alcool chez moi ; personne n'aurait pu se douter... Mais c'était plus fort que moi : j'allais à l'épicerie du quartier et je m'achetais une petite bouteille que je buvais en partie. Le reste, je le vidais.

Paradoxalement, je n'ai jamais accepté de boire. Certains le font avec goût. Moi je vomissais souvent après une prise d'alcool, parce que je n'aime pas le goût et parce que je ne voulais pas boire. Je voulais m'en sortir. Mais c'était plus fort que moi. Certains sont dépendants sans être conscients d'eux-mêmes. Moi non ; j'étais très lucide sur le fait de faire souffrir ma famille et ça renforçait ma douleur et mon mal-être. Je pleurais, je disais que je ne recommencerais plus, mais je n'y arrivais pas.

Au bout de 3-4 ans d'horreur, j'ai demandé à mon généraliste : « proposez-moi n'importe quoi, mais je veux sortir de là ». J'étais à bout. Il m'a envoyé dans un centre de désintoxication. Là, le sevrage a pu se faire. Sans ce milieu protégé, ce n'est pas possible. J'y suis restée un mois.

Pendant ce séjour, j'ai eu une voisine de chambre qui connaissait une association d'aide aux alcooliques, la croix bleue. Cette amie m'a dit avant que je ne sorte : « Attention ! Surtout, ne t'arrête pas en si bon chemin, sinon tu vas replonger. Vas dans une association ». J'y suis allée et j'ai vu que mon amie avait raison.

Je suis allée à toutes les rencontres de la croix bleue. Je m'y suis fait des amis. Quand on boit, on a un sentiment profond de solitude. C'est très réconfortant de voir qu'on peut encore avoir des amis. J'ai suivi en plus une thérapie individuelle de soutien. Depuis, je suis délivrée de l'alcool. Je n'en bois plus une goutte, même si, quand j'invite des amis chez moi, je sors des "apéro" et du vin (d'autres personnes guéries préfèrent sortir des jus de fruits).

N'importe qui est à la merci de l'alcool. Ce n'est pas le niveau social qui joue. C'est un piège parce que c'est insidieux, ça arrive sans qu'on s'en rende compte. Et c'est facile d'y tomber : c'est socialement accepté de boire (trop même). Un conseil : limitez-vous à un verre quand vous sortez ! N'acceptez pas de vous resservir ; prenez des jus de fruits à la place. Ne suivez pas les "mauvais" copains.

En savoir plus sur la Croix Bleue

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Thé ou Café : Hervé Chabalier et allo sophie (vidéo france 2)

 

 

Hervé Chabalier, journaliste, fondateur et directeur de l’agence CAPA : son livre-confession sur l’alcoolisme, « Le dernier pour la route », a bouleversé des dizaines de milliers de lecteurs. François Cluzet l’interprète superbement dans l’adaptation cinématographique de son livre. Deux confessions bouleversantes et surprenantes.

SOPHIE DAVANT - FRANCE 2

Allo sophie interview de François Cluset (bande annonce)

Posté par 7ciel à 14:29 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]


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